Aloha sur Les Mots d’Ana

Girl sleeping near  books with and cups of tea

Bonjour à vous et bienvenue dans ma nouvelle aventure,

Anciennement Chasseuse de Livres sur Blogspot, je change de plateforme et de blog pour une nouvelle aventure de partage avec vous. J’ai essayé de nouveau souffle à mon ancien blog mais celui-ci, depuis quelques mois ne me ressemble plus.

J’ai changé de style de lecture, même si je me regale toujours avec de la jeunesse et de la fantasy, j’ai envie d’un espace plus neutre, plus moi. Je compte bien vous proposer quelques articles Lifestyle/routine et vous parlez de plein de choses en plus de la lecture.

J’espère, si vous me suivez dans cette nouvelle version que vous y plairez toujours autant et si jamais vous me découvrez, merci pour tout.

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Mes vies à l’envers de Maxime Fontaine

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Editeur : Gulf Stream

Parution : 3 Mai 2018

Pages : 352

Prix : 16€50


Quatrième de couverture : En rentrant chez lui, Yohann Massart, jeune lycéen, se fait assassiner par trois personnes masquées. Parmi elles, il reconnaît sa petite amie. Mais au lieu de mourir, son esprit remonte le temps, pour atterrir dans le corps d’un simple soldat de la Première Guerre mondiale. Complètement déboussolé, Yohann déserte son bataillon pour traverser la France d’Est en Ouest, et rejoindre son village natal. La tête emplie de questions, il souhaite comprendre le pourquoi de ce voyage à l’aube du xxe siècle. Mais sur son chemin se dresse un nouveau trio d’assassins qui n’ont qu’un but : le faire disparaître.


Mes vies à l’envers ou genèse de mon plus grand coup de cœur de cette année

Décidément, cette année est pour moi bien servi en romans chouchous, coups de cœur, adorés en catégorie ados/jeunesse. Quand j’ai vu que Gulf Stream (aka les éditions qui ont publié Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder) lancées une nouvelle collection pour les 13 et plus de romans en One Shot (La Collection ECHOS), j’en ai de suite commandé 6 pour mon rayon, croyant fort au potentiel de ce titre.

Je me suis donc plongée assez rapidement dans ce nouveau roman signé Maxime Fontaine et quelle claque ! Wow ! Wow ! WOOOOW ! J’ai littéralement été scotché à mon canapé et à mon lit pour des heures de lecture et pour mon plus grand plaisir. L’auteur m’a offert un thriller intelligent, nouveau et maitrisé du feu de dieu.

Yohann Massart est un adolescent de 16 ans qui en rentrant chez lui un soir après le lycée se fait exécuter sur son carrelage par 3 individus masqués, il en est certain, l’une de ces personnes n’est autre que sa petite amie rouquine qui l’a tué de sang froid. Problème, alors qu’il pense avoir décroché son ticket pour l’autre coté, il atterrit dans le corps d’un soldat allemand pendant la Première Guerre Mondiale et c’est alors le début d’un long questionnement sur le pourquoi de toute cette histoire. Où qu’il aille, qui qu’il soit notre jeune héros n’aura de cesse de se faire poursuivre par trois individus masqués voulant intenter à sa vie. Je suis entrée avec le héros en plein dans cette « enquête » à mille à l’heure pour tout comprendre et je n’ai pas décroché des pages avant la fin du roman ( et quelle fin d’ailleurs !!!) Je ne peux que m’incliner face au génie d’écriture de cet écrivain qui a su créer en moi l’addiction dès les premières phrases, je sentais que ce livre serait un véritable poing littéraire en pleine face et voilà que je me suis pris un direct du droit en plein dans le plexus solaire me coupant le souffle à chaque nouvelle étape du voyage de Yohann. L’auteur laisse son lecteur dans le doute entre une idée de qui est le Bien et qui est le Mal et instille en nous ce doute qui ne nous quitte qu’aux dernières lignes ( et encore…parce que cette fin Monsieur Fontaine, il va vraiment falloir qu’on en cause)

En quelques mots : Mes vies à l’envers est un roman ado efficace au possible, accrocheur, intriguant, sublime sur lequel je n’ai rien à redire. Juste foncez…Quoi ?! Vous êtes encore là ? Allez filez !

Goodbye, Loretta de Shawn Vestal

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Éditeur : Albin Michel (Terres d’Amérique)

Parution : 28 Mars 2018

Pages : 352

Prix : 23€


Quatrième de couverture : Short Creek, Arizona, 1974. Loretta, quinze ans, vit au sein d’une communauté de mormons fondamentalistes et polygames. Le jour, elle se plie à l’austérité des siens, la nuit, elle fait le mur et retrouve son petit ami. Pour mettre un terme à ses escapades nocturnes, ses parents la marient de force à Dean Harder, qui a trente ans de plus qu’elle, une première femme et déjà sept enfants…
Loretta se glisse tant bien que mal dans son rôle d’ « épouse-soeur », mais continue à rêver d’une autre vie, qu’elle ne connaît qu’à travers les magazines. La chance se présente finalement sous les traits de Jason, le neveu de Dean, fan de Led Zeppelin et du Seigneur des anneaux, qui voue un culte au cascadeur Evel Kneievel. C’est le début d’une aventure mémorable aux allures de road trip vers la liberté qui va vite se heurter à la réalité…


Merci aux éditions Albin Michel et à Léa du Picabo River Book Club ! Toujours ravie de faire des découvertes dans la joie, la bonne humeur et avec un public de passionnés.

J’étais très curieuse de découvrir ce premier roman se déroulant dans un décor des années 70 (j’adore) en plein Arizona (que Calor !) sur un sujet atypique : Les Mormons. Et force est d’avouer que j’ai découvert un tas de choses sur ce mode de vie bien ancré aux States. J’ai adoré la force vive de Loretta, coincée entre la raison et le cœur, l’envie d’ailleurs. Shawn Vestal maitrise son sujet avec finesse et j’ai adoré les longues parties sur la vie de cette communauté et n’étais finalement pas très pressée de suivre le cote « road trip »  de leurs aventures. Je regrette juste tout ces passages avec le cascadeur, qui a mon sens, nous coupe dans le souffle du roman.

Goodbye Loretta, a fait sonné à mes oreilles des sons de poussières rouges sur un short en Jean qu’on viendrait fouetté de la main, des longs cheveux dans le vent et un gout vif de vouloir autre chose, de petits matins chauds où le soleil pointe à l’horizon comme chaque jour. L’auteur a vraiment réussi à m’embarquer dans son voyage, dans la vie de Loretta.

En quelques mots : Une lecture agréable, instructive, sympathique et un premier roman réussi ! Je le recommanderai volontiers aux lecteurs qui adorent les écrits Nord Américain qui passent dans nos rayons en librairie. Un petit bonbon à la menthe comme je les aime

My Absolute Darling de Gabriel Tallent

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Éditeur : Gallmeister

Parution : 8 Mars 2018

Pages : 464

Prix : 24,40€


Quatrième de couverture : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.


Je tiens à remercier en premier lieu la générosité des éditions Gallmeister et la passion de Léa Touchbook et de tout les lecteurs du PICABO RIVER BOOK CLUB

Mon avis : Il ne m’avait pas été donné depuis longtemps de rencontrer une héroïne – pas celle à la Twilight ou Divergent – qui paraissent faite en papier-mâché à coté de Turtle Alveston. Cette jeune fille de 14 ans va vous bouleverser, vous faire crier à l’intérieur, pleurer et parfois rire. On est face à une de ses lectures qui transforment son lecteur pour toujours. On se plait à dire qu’en littérature jeunesse il y a un avant et un après Harry Potter (pardonnez mon côté libraire jeunesse), on pourra dire en Littérature Nord Américaine qu’il y désormais un avant et un après My Absolute Darling. Une fois plongé dans ce roman, vous ne pourrez vous empêcher d’avoir une pensée pour Turtle dès que vous une autre  chose que lire. Elle nous hante, nous appelle et nous promet que peut-être l’avenir sera meilleur. Peut-être.

Dans tout l’écrit de Gabriel Tallent on est envahi par ce personnage, ce paysage et cette maison aux murs décrépis, au toit se barrant en couille et ses armes qu’on imagine aisément traîner un peu partout. Le père de la petite se veut survivaliste, sauf que lui survit à l’aide d’une bonne paire de sadisme et d’alcool. On est face à un monstre humain troublant et happant, on se rend compte rapidement de tout ce qui ne va pas, de ce qui est mal et on prie presque tout aussi vite pour que la gamine se barre de là. Mais comme dans tout les contes, les méchants ont se pouvoir ô combien attractif qui enferme la proie dans un carcan de foret, de fausse liberté et d’amour étrange.

Vous remarquerez que ce roman se découvre et se décrit déjà dans son titre : My Absolute Darling qui en se contractant nous donne « MAD » :  et ce récit l’est : fou, insensé, furieux, dingue….

Je n’arriverai pas à me pencher des lignes entières comme d’autres de mes amis blogueurs car je suis convaincue que My Absolute Darling se vit avant de se lire. Lisez-le donc, parlez-en donc, partagez-le et faites découvrir au monde la nouvelle figure féminine de la Littérature Nord Amércaine

En quelques mots : …mais que fais-tu encore là ? Files en librairie ! Allez, allez !

Nightingale (1 et 2) de Donna Douglas

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Editeur : Charleston

Parution : Octobre 2016 / Août 2017

Pages : 688 / 608


Quatrième de couverture (tome1) :

Trois jeunes filles très différentes s’inscrivent comme apprenties infirmières dans un grand hôpital d’enseignement de Londres en 1934.

DORA
Elle quitte sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie. Mais possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ? Et est-ce que son détestable beau-père la laissera un jour partir ?

HELEN
Elle est née pour cette carrière: son frère est médecin et sa toute-puissante mère est une administratrice de l’hôpital. Mais arrivera-t-elle à vivre sa propre vie ?

MILLIE
L’infirmière Benedict est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante la fera se disputer encore et encore contre l’infirmière en chef. Est-ce que tout cela lui tient suffisamment à cœur pour devenir une infirmière? Ou retournera-t-elle à la vie luxueuse dans laquelle elle est née?


Mon avis : Mon amour pour la Série Nightingale est apparu dès les premières pages du premier tome, j’attendais avec impatience la sortie du second tome et maintenant qu’il est lu, avalé, plutôt dévoré, je vais devoir attendre encore une longue année pour la suite.

Mon périple pour le tome 2 m’a mené à téléphoner aux petites librairies du coin pour me le procurer, oui, je sais, je suis moi-même libraire mais j’étais en vacances et le Furet du coin ne l’avait pas. Bref, l’horreur, jusqu’à ce qu’une petite voix de libraire sympa me dit « oh oui, je viens tout juste de le réceptionner » Ô joie, Ô bonheur, je saute dans la voiture et me voilà partie.

Pourquoi vous devez lire cette série : Primo, c’est une parution Charleston, qui dit Charleston dit « histoire et Histoire » car oui, là vous vous placez dans un Londres au bord de la 2e Guerre Mondiale, et vous suivez les destins de jeunes filles toute plus différente les unes que les autres avec en point commun l’envie de devenir de prestigieuses infirmières. En commençant la saga je me suis retrouvée face à des femmes, des hommes, des destins tragiques, absurdes, durs qui font que vous ne pouvez qu’accrocher à la lecture de ce roman. Des boum-boum dans le cœur, des larmes – de joie ou non – dans les yeux et l’envie d’en lire plus, toujours plus sur ces péripéties. On découvre une Angleterre qui se divisent entre pauvres et riches, une Angleterre où la scission sociale commence à créer du mouvement dans la rue.  De la vie de nos protagonistes, viennent s’insinuer d’autres personnes, d’autres destins et Nightingale me parait de plus en plus comme une fresque sociale où la romance est maitresse de tous les vices et malheurs.

 

Un récit passionnant, rythmé qui ne m’a pas laissé une seconde de répit, malgré ses plus de 500 pages à chaque fois, le livre me parait toujours trop court et reste un gout de trop peu alors que l’auteure réussit un tour de maitre en faisant défiler des dizaines de chapitres sans que je m’en sois rendue compte.

Tout y est pour en faire aussi VOTRE série chérie, adorée, coup de cœur pour de nombreuses années !

Après la chute de Dennis Lehane

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Éditeur : Rivages

Parution : 4 Octobre 2017

Pages : 455


Quatrième de couverture : Rachel Childs est une ancienne journaliste qui, après
s’être effondrée devant les caméras de télévision, vit
désormais comme une recluse. Pourtant, elle jouissait
d’une situation idéale aux côtés d’un mari idéal.
Jusqu’à ce qu’une rencontre fortuite lors d’une après-midi pluvieuse fasse voler en éclats sa vie, son mariage et toutes ses certitudes. Rattrapée par une conjuration de mensonges, de violence et de folie, Rachel devra trouver en elle-même des ressources insoupçonnées. À la fois déchirant, haletant, romantique et sophistiqué, Après la chute est un roman d’une grande finesse psychologique et d’une redoutable efficacité. C’est Dennis Lehane à son meilleur.


Je tiens en premier lieu à remercier les éditions Rivages et ce superbe groupe qu’est Picabo River Book Club pour ce partenariat.

Mon avis :

Après la Chute était bel et bien mon premier roman de Dennis Lehane auteur – entre autres – de Mystic River et Shutter Island.  Si pour les adorateurs de romans noirs et thrillers psychologiques on ne le présente plus, pour les autres simples mortels, force est d’avouer que se plonger dans un de ces romans, c’est ne pas réussir à sortir son nez des pages avant quelques heures de lecture intense et si par malheur vous devez quitter son univers pour aller au boulot (je parle en connaisseuse) vous êtes bons pour une journée entière à repenser à l’intrigue et à essayer de comprendre là où le bât blesse.

Maintenant, entrons dans l’histoire : Si l’on devait décrire Rachel Childs on dirait d’elle que c’est une femme un peu perdue, étrange à ses heures et peu sûre de soi. Avec son enfance délicate, la perte de sa mère et ce père inconnu qui manque à sa vie, Rachel à tout pour ne pas être bien dans sa peau. Va commencer alors pour le lecteur un récit troublant entre la quête de soi et le thriller psychologique, si plusieurs fois je me suis demandée où voulez m’emmener l’auteur, je me suis rapidement laisser prendre au jeu et je voulais connaître la suite : découvrir qui était son père / Qui est cet homme mystérieux qui lui court après ? / pourquoi Rachel se laisse ainsi dépérir ? Qu’est ce qui l’effraie ?

On peut clairement distinguer deux parties dans ce roman : La quête et la Perte, le récit prend une forme de plus en plus étonnante au fil des chapitres au point que j’ai fini par penser que je lisais un autre livre, une autre histoire avec Rachel Childs pour héroïne. Mais le mélange fonctionne bien, Dennis Lehane ménage son suspens, bien qu’une petite chose me soit parue évidente dès le début du roman – indépendant ou pas de l’auteur nul ne sait – cela n’a en rien gâché ma lecture. Après la Chute s’est révélée être une lecture sympathique, déroutante et je ne pense pas en finir là avec l’auteur. Dennis Lehane à ce don d’aller droit au but, de ne pas trop en faire et de faire de ce roman un véritable page-turner.

En quelques mots : une intrigue rondement menée, une héroïne déchirée entre raison et passion et un style d’écriture bien sympathique qui emmène le lecteur jusqu’au bout de la nuit.

Pumpkin Autumn Challenge

 

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Ni l’Eté, ni le Printemps, ni l’Hiver ne crée en moi ce sentiment si particulier de bien-être que me fait ressentir l’Automne. Alors quand je suis tombée sur ce tout nouveau challenge que nous propose Guimause, je n’ai plus eu qu’une chose à faire : choisir les livres qui feront partis des différents menus pour ces mois sous la fraîcheur et l’odeur des feuilles qui tombent.

Pensant à la base me concocter les trois menus, j’ai finalement été plus raisonnable et en est seulement choisi deux. Soit quatre livres, j’espère enfin réussir mon premier challenge et je suis d’autant plus heureuse que j’ai sorti des « vieilleries » de ma PAL. 😀

Trève de blabla, voici mes choix pour ce challenge aux couleurs automnales.

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Récapitulatif des menus par Guimause

Pour mon menu L’Automne Frissonant 

  • Simetierre de Stephen King
  • L’Homme Feu de Joe Hill

J’ai donc fait un combo père et fils, et il faut avouer que pour vous faire trembler ils sont plutôt doués

Pour mon menu L’Automne Douceur de Vivre 

  • Eleanor de Holly Black
  • Les Larmes Rouges de Georgia Caldera (dans ma PAL depuis 2013 !-! )

 

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Gary Cook T.1 : Le pont des Oubliés de Antoine Jaunin et Romain Quirot

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Editeur : Nathan

Édition : 2017 (31 Août)

Pages : 396


Quatrième de couverture :Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. A quinze ans, il passe la plupart de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventures.

Autour d’eux pourtant, le monde touche à sa fin. Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès, jusqu’au jour où Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord de Deucalion VII. S’ils veulent faire partie du voyage, nos trois héros vont devoir prendre tous les risques…


Mon avis :

Gary Cook sera certainement MA révélation de cette rentrée littéraire jeunesse 2017. Quand j’ai vu le spitch du service presse, je me suis dis : « Encore une dystopie ?! » mais bien m’en a pris de passer outre et de lire cette nouvelle pépite jeunesse signée Nathan. Taillé au couteau, mené de main de maîtres : retour sur ma lecture ô combien plaisante.

Nul doute que le récit a été écrit par deux auteurs venant d’un milieu audiovisuels, les descriptions parlent pour elles ; c’est simple j’ai comme eu l’impression de voir les différentes « paysages » s’ouvrir devant moi tel un pop-up s’ouvrant devant les yeux d’un enfant. Aucun défaut, aucune fausse note, Gary Cook nous transporte dans ce monde qui crève la faim, qui pue le poisson et qui pourtant arrive toujours à faire naître l’espoir dans le cœur de certains survivants. Les navettes…ces départs tant attendus vers un au-delà : certains n’attendent que ça mais quand on vient d’en bas, impossible d’espérer y mettre les pieds mais voilà que cette année, le concours annuel de pêcheurs va offrir en lot des places dans la dernière navette dont le départ est imminent.

Loin des héros fiers et débrouillards, Cookie nous apparait comme un personnage assez lent, voire limité et on se demande vraiment comment les auteurs vont faire pour en faire le Héros du récit ; les garçons qui l’accompagnent ne sont pas vraiment mieux quant aux « vilains » du livre, ils n’ont rien de « réellement » méchants si ce n’est cette capacité à vouloir tout écraser autour d’eux pour faire savoir qu’ils existent, qu’ils sont là. En fait, dans Gary Cook, pas de bonnes âmes à outrance, pas de vilains méchants parce-que-c’est-comme-ça, rien de plus que des survivants voulant sauver leur peau.

Un récit sur la quête de soi, au travers des épreuves mais aussi à travers des autres. Un livre qui parle d’humanité, de Mémoire et de souffrance adolescentes. Parce qu’au final, fin du monde ou pas, Cookie reste un ado un peu gras mal dans sa peau qui ne demande que des réponses pour atteindre de nouvelles questions.

Le Ponts des Oubliés est un lieu somme toute intéressants,  ils persistent dans ce monde en déclin une espèce d’entraide entre les habitants et les hautes instances continuent de faire main basse sur le peu de richesse des gens. Ne vivant que de travaux manuels : pêche et travail à l’usine, le petit peuple du Ponts des Oubliés n’ont plus le courage de se révolter et la jeune génération ne rêve que de s’enfuir pour ne plus subir le joug des anciens et le poids des obligations.

Êtes-vous prêts à embarquer dans le navire des auteurs qui vous mènera droit vers une aventure hors du commun?

Une amie très chère de Anton Disclafani

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Édition : Denoël

Année : 2017 ( Avril)

Pages : 448


Quatrième de couverture : Texas, années 50. Les frasques innombrables de Joan Fortier, grande, blonde et riche, défraient la chronique. Tous les hommes la désirent et toutes les femmes rêvent de lui ressembler. Mais derrière le vernis du physique parfait et de la vie idéale se cache en réalité une personnalité complexe et tourmentée. La seule personne à avoir compris cela est Cece Buchanan, sa meilleure amie. Dévouée à Joan depuis leur plus tendre enfance, liée à elle par un inavouable secret, Cece lui tient lieu autant de chaperon que de complice, acceptant de couvrir toutes ses excentricités. Au point de mettre en danger son propre mariage.


 

Mon avis : Tombée un peu au hasard sur ce roman au détour d’un rayon, la couleur cuivrée des cheveux de la jeune femme sur la couverture m’a impitoyablement attiré l’œil. Bien m’en a pris, car sans être un coup de coeur, ce roman fut un petit régal de lecture.

Années 50, voilà une période vraiment extraordinaire de changements aux Etats-Unis, quoi de mieux pour le découvrir qu’un roman qui décrit la vie de deux femmes autrefois meilleures amies qui ont choisi des lignes de vie totalement différentes. Le roman traite principalement de l’aliénation de Cece pour Joan, mise sur un piédestal, la jeune blonde fait chavirer les cœurs de bien des hommes mais aussi et surtout, celui de Cece ( bien que ce soit d’une tout autre façon). Devenant incontestablement liées par un secret lourd à porter ( que je vous laisse découvrir), elle n’aura dorénavant d’yeux que pour cette sorte de déesse du coin que deviendra Joan Fortier. Mais le temps passe et Joan commence à vivre en solo, elle quitte le cercle d’amies et semble prendre une voie totalement différente, évitant et évinçant Cece de ses sorties. C’est le début d’une sorte de cercle vicieux, où prête à tout pour exister aux yeux de sa meilleure amie, elle en oublie les autres qui l’entourent.  Elle finira presque par se perdre dans sa quête et, frustrant au possible pour le lecteur, on n’a envie de lui hurler dessus au travers du livre pour qu’elle ouvre enfin les yeux.

Dans un décor à la Edgar Hopper, je me suis sentie totalement immergée dans le Texas des années 50 et j’ai passé un petit moment agréable dans ce roman pour lequel je craignais voir arriver des longueurs. Finalement, je me suis laissée doucement porter, n’en attendant pas trop afin de ne pas être déçue et c’est une recette qui marche. Un roman agréable à lire pour les adorateurs des Etats-Unis du XXe siècle

#PICABORIVERBOOKCLUB

Summer de Monica Sabolo

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Édition : JC Lattes

Année : 2017 (Rentrée Littéraire)

Pages : 320


Quatrième de couverture : Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes ?
Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.


 

Mon avis : Voici un roman vraiment fascinant qui m’a fait passer dans une sorte de nouvelle dimension au bord du Lac Léman. Le spitch est assez clair, Benjamin n’arrive pas à vivre complétement avec cette question qui lui occupe toujours l’esprit : qu’est-il arrivé à Summer ? Sa grande soeur, disparu tel un mirage, un beau jour d’été. Le temps est venu de faire travailler sa mémoire et de comprendre, découvrir…

Monica Sabolo – que je découvrais par ce titre – fait preuve d’une maitrise incroyable de son récit en nous dépeignant une sorte de tableau aux couleurs chaudes dans lequel un détail nous accrocherais l’oeil. Pourquoi ? Car si sous leurs apparences, les membres de la famille de Benjamin, font polis, bien intégrés dans la vie et n’enfreignent par les codes sociaux, il se pourrait que Benjamin nous apprenne une vérité toute autre. Il va alors suivre un petit fils d’Ariane afin de pouvoir se souvenir pour espérer enfin oublier et passer à autre chose ; au risque de déterrer de vieux démons, des secrets enfouis depuis longtemps.

Chose vraiment rondement menée dans ce récit : la capacité de l’auteure de nous présenter, comme vivant, palpable, un personnage qui en fait est absent du livre : Summer. Jeune fille un peu sauvage, rusée mais qui nous apparait triste et s’effacant presque déjà ; Benjamin vit avec son spectre tous les jours. Pas une pensée ne le traverse sans se demander ce qu’il est advenu d’elle. Le portrait qui se dessine au fil des chapitres est presque onirique et l’on vient à se demander, si Summer existe vraiment. Il n’y a que deux façons de percevoir se récit, soit il vous fascine, soit il vous ennuie. J’ai eu la chance d’accrocher à Summer dès les premières pages, comme happée par la narration de benjamin. Les flash-backs s’entremêlent au récit présent et créent une dynamique vraiment accrocheuse.

D’une douce force, ce nouveau roman sur les secrets de famille et le poids des non-dits, vous emporte des les premières phrases, sous la plume onirique et fascinante de Monica Sabolo.

 

Une vie entre deux Océans de M.L Stedman

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Édition : Stock

Année : 2013 (2016 pour le poche)

Pages : –


La 4e de couv’ : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’au jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices …


Mon avis : Tom Sherbourne revient dans son pays natal après avoir combattu lors de la Première Guerre Mondiale. Alors qu’il ne voit pas quoi faire de sa vie, on lui propose de devenir Gardien de phare. Un métier rigoureux, dur et solitaire. Il accepte de remplacer un gardien sur Janus, et si une rencontre là-bas pouvait tout changer ? Il tombe amoureux de la belle Elisabeth, et ensemble partent pour une vie loin du monde. Mais une petite barque sur le rivage va changer leur vie à jamais.

Après en avoir entendu parler par mes clientes au boulot, après avoir vu que le rôle titre était joué par Michael  Fassbender *bave*, je me suis trouvée une petite édition d’occasion et me suis gardée la lecture pour plus tard. Finalement, je n’y tenais plus, et je l’ai dévoré sur quatre jours à peine.

Le récit est poignant, absolument vraisemblable et on ne sait lequel des deux protagonistes on préfère, ils sont profondément humains. L’auteur réussit en quelques phrases à nous faire apparaître les personnages vivants, j’ai parfois eu l’impression d’avoir devant moi comme des scènes de films. Le livre se lit avec une rapidité déconcertante et on ne s’en rend compte que trop tard que l’on est à quelques pages de la fin. Si, contrairement à d’autres lectrices, le livre ne m’a pas tiré de larmes, j’ai souvent eu la vue trouble. Je  Préfére  habituellement les caractères féminins dans les romans – à part pour les Gabriel Katz s’entend – ici le personnage de Lizzy est attirant dès la première rencontre. Ce moment sur le quai, le repas de famille à l’arrivée de Tom, la première fois qu’elle rencontre le phare. En fait, c’est elle qui évolue le plus fortement dans ce livre, on la découvre « innocente », quoiqu’un peu abîmée par la mort de ses frères aînés à la guerre et elle va se transformer de chapitre en chapitre.

Finalement, ce livre raconte la descente aux enfers d’un couple presque parfait qui s’est laissé ronger par un mensonge et qui, un jour ou l’autre, doit en subir les conséquences. Un roman magistral qui aborde bien des thèmes, mais qui pose une question existentielle sur le pardon. La capacité de savoir et pouvoir pardonner ou savoir se pardonner. Des personnages abimés, attachants, une sorte de huis-clos en Australie et l’amour pour fil conducteur : Une vie entre deux océans est un roman coup de cœur.